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Dans le cadre du projet Ex-Libris avec l’association Trafic d’Art

 « Wunderbare Flohraison »

Alain Eschenlauer pour l’illustration et Jacques Stoll pour le texte

 

 

du 6 octobre au 3 novembre 2016 
à la French Library de Boston

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du 5 avril au 24 juin 2017
à la Médiathèque A. Malraux de Strasbourg

 

 

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Le journal de marche de Flohr est caractéristique des récits des explorateurs du 18 ème siècle. Nous avons pris le parti, tant à travers l’illustration que dans l’écriture, de retrouver une même exhaustivité dans le détail des mœurs des natifs, et dans celui de la faune et de la flore. Nous avons introduit de nouvelles images et descriptions tirées d’auteurs à la prose également voyageuse, sans mettre de hiérarchie entre ces dernières et le texte de Flohr, et sans que les époques ne s’enchaînent chronologiquement. Une composition volontairement postmoderne.

Flohr ne fait jamais allusion aux raisons du combat opposant les Insurgents à l’ennemi anglais, dont il ne met pas en cause la présence en Nouvelle Angleterre. C’est un mercenaire à l’ancienne, qui ne se bat pas pour des idées même si son combat, à son insu, va permettre à la Révolution américaine de triompher. Nous avons imaginé que ses successeurs, quant à eux, traverseraient l’Océan pour venir au secours des opprimés nord-américains prétendument oubliés par les élites de cette Révolution.

Enfin, n’oublions pas que le texte de Flohr est écrit en allemand. Ce Palatin, très satisfait de la présence de mercenaires Hessois chez l’adversaire, répète à l’envi que les soldats du régiment Deux-Ponts sont bien vus des Natives car ils sont réputés sérieux, puisqu’Allemands. Il nous fallait retrouver cette ambiance. Evoquée un temps dans notre actualité franco-française, la Nouvelle Austrasie en a été l’occasion, ainsi que les problèmes très prégnants de la place des langues alémaniques, franciques et autres dans notre étrange Nouveau Grand-Est. De là nos diverses digressions sur la divertissante diglossie.

Et tout ça nous a fait un EX LIBRIS particulièrement Flohrissant !

 

Jacques Stoll

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Flohr’s diary is a typical example of the accounts made by 18th century explorers. We have agreed through the illustrations and the text to recreate the accurate descriptions Flohr gave of the Natives’ customs and those of the flora and fauna of the area. We have added extra pictures and descriptions from other travel-loving authors without any hierarchy or chronology. This is a deliberately post-modern work.

Flohr never alludes to the reasons for the fight between the insurgents and the English enemy whose presence in New England he never questions. He is a mercenary of the old sort who does not fight for ideas even if his fight will-without his being aware of it- make it possible for the ideas of the American Revolution to prevail. We imagined that his successors crossed the Ocean to rescue the North American oppressed, allegedly forgotten by the elites of the American Revolution.

Finally let us not forget that Flohr’s text is written in German. He is very happy about the presence of Hessian mercenaries among the enemy and he often repeats that the Two-Bridge-Regiment soldiers are well liked by the Natives for they are Germans and consequently said to be serious! We had to recapture that atmosphere. Because it made news, “New Austrasia” made that possible as well as the problems of the place of Alemanic, Frankish and other languages in our strange new French “Grand Est”.

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