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Neuf roses uniques de Bulgarie

9 dessins à l’encre de chine, rehaussés à l’aquarelle – 30 x 40 cm chacun – 2017

exposition à Sofia du 15 mars 2018 au 10 avril 2018 à la galerie San Stefano

et à Strasbourg du 14 mai 2018 au 29 juin 2018

aux Archives de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg

Faut-il se fier aux apparences ? Ces roses magnifiques proviennent-elles d’une même gravure reproduite en neuf exemplaires, chacun d’eux coloré ensuite à la main ? Ou bien sommes nous en présence d’une même gravure imprimée à neuf reprises avec à chaque fois de nouvelles couleurs ? Ces roses, leurs pétales, leurs épines, leurs feuilles et leurs boutons, sont-elles autant de multiples qui ne se distinguent que par leurs coloris ?

Si l’on a la patience d’entrer dans les détails, et notamment dans les plis pulpeux et labiaux de la corolle de chacune de ces fleurs, la réalité est autre : il y a là neuf planches différentes, neuf dessins distincts à la plume et à l’encre de Chine rehaussés selon le cas de nuances de couleurs, ainsi que d’autres éléments d’ordre plus graphique. L’idée de l’unique et du multiple vient ici brouiller nos certitudes, et impose à notre œil paresseux une attention particulière. Nous en sommes largement récompensés par le plaisir de découvrir, à travers ce jeu des 9 subreptices erreurs, la main toute en beauté et tellement précise de l’artiste.

Peut-on considérer qu’il ne s’agit là que de huit répliques calquées sur un dessin initial ? Certes non puisque chacune de ces roses-baisers possède une apparence propre dans sa corolle. Par quel terme désigner alors le fait de reproduire l’idée d’une œuvre quand elle n’est pas la copieconforme d’un original ? Est-ce une contrefaçon, un plagiat ? Un artiste peut-il véritablement contrefaire son art, ou se plagier ? Mystères.

J.S.

 

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