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De la mer du nord à la mer noire

15 dessins à l’encre, mine de plomb et ficelle rouge – 30×40 cm chacun

exposition au Kunstbezirk de Stuttgart août / septembre 2016 et

à la Médiathèque A. Malraux de Strasbourg juillet /août 2017

 

 

Le Nouvel Or du Rhin, d’après Alain Eschenlauer

La Toison d’or était une simple peau de brebis qu’aux temps antiques l’on plaçait dans le cours de tel ruisseau de la Colchide pour que les poils touffus de cette dépouille animale retiennent ce que les eaux contenaient de précieux.

Au fil de l’eau et des écluses, l’ Europakanal RMD , à travers ce geste amical que fait le Rhin en tendant la Main au Danube (où n’est-ce pas plutôt l’inverse ?), nous fait généreusement don de nos jours de coquillages inédits, de moules zébrées, et de crevettes tueuses du ponto-caspien. Certains disent que ces hôtes les plus récents de nos eaux rhénanes y seraient peut-être plus actifs que les espèces endémiques.

Farfouillant dans la toison moutonnière qu’il s’est plu à plonger dans le Rhin, Alain Eschenlauer, à travers sa plume si exacte, nous dessine avec la précision de l’orpailleur ce que l’on y découvre aujourd’hui et qui n’y était pas hier, et que l’on peut donc considérer comme constitutif d’un Nouvel Or du Rhin.

Décrire ces espèces imprévues relève à l’évidence de l’Ecologie, et donc de la Démocratie participative. Cela revient finalement à se demander dans quel sens coule l’Histoire, et si son flux est (s’est) toujours orienté dans la même direction.

Jacques Stoll,

Déparleur des bords du Rhin.

 

 

 

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